Bilan 2025 de la sécurité routière

Publication des principaux résultats 2025 le 29 mai 2026, disponibles en téléchargement ici.

Le bilan de la sécurité routière 2025 sera publié en septembre 2026.

En France métropolitaine, 3 263 personnes sont décédées sur les routes (2 523 hommes et 740 femmes) soit 70 tués de plus qu’en 2024 (+ 2,2 %). Le nombre total de blessés est estimé à 247 000, en augmentation de + 4,9 % par rapport à 2024. Le nombre de blessés graves estimés est également en hausse (près de 16 800 blessés graves, soit + 5,2 %).

Par rapport à 2019, la tendance est à la hausse pour la mortalité (+ 0,6 %) et pour les blessés (+ 3,4 % de blessés estimés dont + 3,1 % de blessés graves estimés).

252 personnes sont décédées sur les routes outre-mer en 2025 (205 hommes et 47 femmes), un résultat supérieur de + 13 tués par rapport à 2024 (+5,4 %) mais inférieur à celui de 2019 (- tués).

  • 179 personnes sont décédées dans les départements et régions d’outre-mer (+ 12 % par rapport à 2024 et + 10 % par rapport à 2019)
  • 73 dans les collectivités d’outre-mer ou en Nouvelle-Calédonie (respectivement - 8 % et - 21 %).

Les principaux indicateurs des accidents corporels de la circulation routière enregistrés par les Forces de l'ordre (fichier BAAC, données de l'année N en version définitive en mai de l'année N+1, version quasi-définitive en janvier de l'année N+1) sont labellisés par l'Autorité de la Statistique Publique.

Bilan de l’accidentalité en France (métropole et outre-mer)

3 515 personnes sont décédées en 2025 sur les routes de France métropolitaine ou d’outre-mer.

Ce bilan est supérieur de (+ 2,4 %) par rapport à 2024 et de + 0,5 % par rapport à 2019, année référence  sur la décennie 2020-2030

Les mesures de restriction des déplacements (confinement, couvre-feu) prises en 2020 et au 1er semestre 2021 pour gérer la pandémie de COVID 19 ont conduit à une forte réduction des accidents sur les années 2020 et 2021. Aussi, l’année référence utilisée pour le suivi de l’accidentalité sur la décennie 2020-2030 est l’année 2019.

Bilan de l’accidentalité en France métropolitaine

En France métropolitaine, 3 263 personnes sont décédées en 2025, soit 70 tués de plus qu'en 2024 (+ 2,2 %).

Courbe1
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine

D’après la méthode d’estimation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône) appliquée aux accidents corporels enregistrés par les forces de l’ordre en 2024, 247 000 personnes ont été blessées en 2025 sur les routes de France métropolitaine, dont 16 800 gravement. L’évolution du nombre de blessés toutes gravités est en hausse par rapport à 2024 (+ 4,9 %) ; elle l’est également pour le nombre de blessés graves (+ 5,2 %).

Tab1
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine, et estimations d’après la modélisation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône)

Tendances 2025 sur les réseaux routiers en France métropolitaine

Les routes hors agglomération enregistrent 60 % des décès et 49 % des blessés graves en 2025.
1 973 personnes sont décédées sur les routes hors agglomération (49 tués de plus qu’en 2024 soit + 2,5 %).
En agglomération, 1 031 personnes sont décédées (1 tué de plus qu’en 2024 soit + 0,1 %).
Sur autoroute, 259 personnes sont décédées (20 tués de plus qu’en 2024, soit + 8,4 %).

Graphe2
Sources : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine, et estimations d’après la modélisation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône).

Tendances 2025 selon l'âge et le genre en France métropolitaine

Les victimes graves selon le genre

En 2025, sur les 3 263 personnes décédées sur les routes, 2 523 hommes et 740 femmes. 77 % des personnes décédées dans les accidents de la route en France métropolitaine sont de sexe masculin, comme en 2024 et en 2019, ainsi la part des hommes dans la mortalité routière reste prépondérante.

Graphe3
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine, et estimations d’après la modélisation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône).
Insee - Population 2025 estimée au 1er janvier.

Quel que soit le mode de déplacement, la part des hommes tués est systématiquement supérieure à celle des femmes ; mais elle est très variable selon le mode de déplacement. En effet, les hommes affichent des proportions qui s’étalent de 58 % des tués dans le cas de la marche à pieds à 98 % dans le cas des poids lourds, en passant par 93 % dans le cas des deux-roues motorisés et 73 % dans le cas des véhicules de tourisme. Les poids lourds et les deux-roues motorisés représentent les modes pour lesquels la surmortalité masculine est la plus prononcée, quel que soit l’indicateur analysé. C’est toutefois attendu, au vu du faible nombre de femmes conductrices de poids lourds et de deux-roues motorisés. À l’inverse, la marche à pied et les véhicules de tourisme sont les modes pour lesquels la mortalité selon le sexe est la plus homogène.

Graphe4
Source : ONISR données provisoires en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre

Les personnes décédées selon l'âge

En 2025, 133 adolescents de 14-17 ans sont décédés, un bilan en forte hausse par rapport à 2024 (+ 39 tués) et par rapport à 2019 (+ 41 tués).

  • 528 jeunes adultes de 18-24 ans sont décédés, un bilan moins élevé qu’en 2024 (- 1 tué) et qu'en 2019 (- 21 tués) ; le nombre de tués de 18-24 ans pour un million de jeunes de cet âge reste très élevé, avec 96 tués par million d’habitants.
  • 471 décès chez les 25-34 ans, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 30 tués) et mais en baisse par rapport à 2019 (- 45 tués).
  • 354 décès chez les 35-44 ans, un bilan moins élevé qu’en 2024 (- 46 tués) et qu'en 2019 (- 29 tués).
  • 799 décès chez les 45-64 ans, le bilan est en hausse par rapport à 2024 (+ 16 tués) et par rapport à 2019 (+ 5 tués).
  • 382 personnes âgées de 65-74 ans sont décédées, soit une hausse par rapport à 2024 (+ 17 tués) et par rapport à 2019 (+ 65 tués).
  • 344 personnes âgées de 75-84 ans sont décédées, un résultat stable par rapport à 2024 (- 1 tué) mais en hausse par rapport à 2019 (+ 27 tués).
  • 194 personnes âgées de 85 ans ou plus, un bilan en hausse par rapport à celui de 2024 (+ 5 tués) et en baisse par rapport à 2019 (- 21 tués).

 

Tab2
Source : ONISR données définitives en 2025, série labellisée ("SL") par l'Autorité de la statistique publique
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre

Pour comprendre la véritable évolution du risque pour chaque classe d’âge, il est utile de regarder le nombre de tués par million d’habitants de chaque classe d’âge. Ainsi, compte-tenu de l’augmentation de la population senior, les variations qui apparaissaient souvent en hausse sont relativisées à la baisse ou en stabilité. Les jeunes et adolescents de moins de 18 ans présentent désormais les taux de mortalité les plus faibles. Les progrès les plus forts concernant les décès ont été réalisés chez les 0-13 ans (baisse de - 48 % depuis 2010).
En 2025, 49 personnes sont décédées par million d’habitants en France métropolitaine. Les taux les plus forts, indiquant les classes d’âge les plus à risque de décéder sur les routes, sont :

  • 96 tués par million d’habitants pour les jeunes de 18-24 ans ;
  • 83 tués par million pour les séniors de 85 ans ou plus ;
  • 70 tués par million pour les séniors de 75-84 ans ;
  • 61 tués par million pour les 25-34 ans.

Les blessés graves selon l'âge

De l’ordre de 16 800 personnes ont été blessées gravement en 2025 d’après la méthode d’estimation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône).

47 % des blessés graves ont moins de 35 ans :

  •    800 enfants (0-13 ans) sont blessés graves, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 13 %) et à 2019 (+ 4 %).
  • 1 700 adolescents de 14-17 ans sont blessés graves, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 5 %) et à 2019 (+ 11 %).
  • 2 800 jeunes adultes de 18-24 ans sont blessés graves, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 2 %) mais stable par rapport à 2019.
  • 2 500 blessés graves sont estimés chez les 25-34 ans, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 4 %) et en baisse par rapport à 2019 (- 3 %).

36 % des blessés graves ont entre 35 et 64 ans :

  • 2 000 blessés graves sont estimés chez les 35-44 ans, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 6 %) et à 2019 (+ 3 %).
  • 2 000 blessés graves sont estimés chez les 45-54 ans, un bilan en hausse par rapport à 2024 (+ 3 %) et en baisse par rapport à 2019 (- 7 %).
  • 2 000 blessés graves estimés la classe d’âge 55-64 ans, a un bilan en hausse de + 11 % par rapport à 2024 et à 2019

17 % des blessés graves ont 65 ans ou plus :

  • 1 500 personnes âgées de 65-74 ans sont blessées graves, un résultat plus élevé qu’en 2024 (+ 2 %), et qu’en 2019 (+ 6 %)
  • 1 400 personnes âgées de 75 ans ou plus sont blessées graves, un bilan plus élevé qu’en 2024 (+ 4 %) et qu’en 2019 (+ 15 %).

Les personnes âgées de 65 ans ou plus sont moins souvent blessées gravement, alors que leur vulnérabilité physiologique conduit à ce qu’ils survivent rarement à un accident grave.

Il est estimé que près de 22 300 blessés vont encore conserver des séquelles un an après l’accident. Les moins de 35 ans représentent 50 % des blessés avec séquelles.

 

Graphe5

Source : ONISR données définitives en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine, et estimations d’après la modélisation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône).
Insee - Population 2025 estimée au 1er janvier 2026.

Tendances 2025 selon le mode de déplacement en France métropolitaine

Depuis la pandémie, la part des usagers vulnérables, c’est-à-dire non carrossés (piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPm, usagers de deux-roues motorisés) parmi les personnes tuées ou blessées gravement s’est renforcée.

Les occupants de voiture représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées (47 %).

La part des usagers de deux-roues motorisés augmente : ces derniers représentent 21 % des personnes tuées, 31 % des blessés graves et 34 % des blessés qui garderont des séquelles 1 an après l’accident, pour moins de 2 % du trafic motorisé.

La part des cyclistes et utilisateurs d’EDPm augmente : ils représentent 10 % de la mortalité, 24 % des blessés graves et 36 % des blessés qui garderont des séquelles 1 an après l’accident.

Graphe6
Source : ONISR données définitives en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine, et estimations d’après la modélisation ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône)
SDES – Enquête Mobilités des personnes 2019

En 2025, parmi les 3 263 tués, 1 543 étaient des occupants de véhicules de tourisme, 697 des usagers de deux-roues motorisés, 503 des piétons, 235 des cyclistes et 79 des utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisé.

L’augmentation est liée en grande partie à la hausse de la mortalité des usagers à pieds (+ 47 tués par rapport à 2024, + 20 tués par rapport à 2019), des occupants de VT (+ 25 tués par rapport à 2024, - 79 tués par rapport à 2019) et des utilisateurs d'EDPm (+ 34 tués par rapport à 2024 et + 69 tués par rapport à 2019).

 

Tab2
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025, série labellisée ("SL") par l'Autorité de la statistique publique
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, en France métropolitaine

Bilan de l'accidentalité en outre-mer

Dans ce chapitre, les résultats concernant les accidents corporels, les tués, et les blessés correspondent aux données définitives telles qu’enregistrées par les forces de l’ordre dans le fichier BAAC. La méthodologie d’estimation des blessés ONISR-Université Gustave Eiffel (Registre du Rhône) n’est pas appliquée actuellement à l’outre-mer.

Courbe2
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les DROM, COM et NC

252 personnes sont décédées sur les routes des territoires outre-mer en 2025, 179 dans les départements et régions d’outre-mer et 73 dans les autres Outre-mer. C’est une hausse de + 5,4 % (soit 13 tués de plus) par rapport à 2024 et un résultat stable par rapport à 2019 (soit 2 tués de moins).

Tab4
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les DROM, COM et NC

Courbes3
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les DROM, COM et NC

En 2025, la mortalité automobiliste représente plus du tiers de la mortalité routière outre-mer avec 88 décès. La ceinture de sécurité est un enjeu majeur dans les territoires d’outre-mer, où plus de la moitié des personnes décédées en véhicule de tourisme, utilitaire ou poids lourd, ne portaient pas la ceinture.

La mortalité en deux-roues motorisé, avec 91 usagers tués, augmente en 2025 par rapport à 2024 (+ 8 tués), soit plus du tiers de la mortalité routière outre-mer. Le non-port du casque concerne plus d’un décès sur quatre en deux-roues motorisé.

La mortalité piétonne, avec 44 piétons tués, baisse en 2025 par rapport à 2024 (- 1 tué) et à 2019 (- 9 tués).

 

La mortalité routière des jeunes de 18-24 ans est en baisse par rapport à 2024 et à 2019 : 45 tués en 2025 contre 47 tués en 2024 et 49 tués en 2019. 

La mortalité des 25-44 ans est en hausse par rapport à 2024 et à 2019 : 100 tués en 2025, contre 88 également en 2024 et 86 tués en 2019.

La mortalité des 45-64 ans est en hausse par rapport à 2024 et en baisse par rapport à 2019 : 62 tués en 2025 contre 59 tués en 2024 et 68 tués en 2019.

La mortalité des seniors de 65 ans et plus est en baisse par rapport à 2024 et à 2019 : 29 tués en 2025 contre 32 tués en 2024 et 28 en 2019. Les séniors restent toujours beaucoup moins représentés qu’en France métropolitaine

Le risque routier est très variable selon les territoires d'outre-mer

Graphe7
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les DROM, COM et NC

La répartition des décès selon le mode de déplacement met en évidence des parts très différentes selon les territoires.

Alors que la part moyenne représentée par les décès en 2RM est de 36 % sur l’ensemble des Outre-mer, soit 15 points de plus qu’en France métropolitaine,

  • ce ratio est le plus bas en Nouvelle Calédonie (6 %), et en Guadeloupe (27 %);
  • il est plus du double que celui de l'outre-mer en Polynésie française.

Graphe8
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les DROM, COM et NC

Dans les départements et régions d'outre-mer

La mortalité routière est en hausse dans les départements et régions d’outre-mer. Elle passe ainsi de 160 tués en 2024 à 179 tués en 2025, soit 19 tués en plus. Elle est en hausse par rapport à 2019 (17 tués de plus).

Tab5
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les départements et régions d'outre-mer

Dans les collectivités d'outre-mer

La mortalité dans les collectivités d’outre-mer et Nouvelle-Calédonie est de 73 tués en 2025. Elle est en baisse par rapport à 2024 (6 tués de moins) et 2019 (19 tués de moins).

Tab6
Source : ONISR données définitives jusqu'en 2025
Données relatives aux accidents corporels enregistrés par les forces de l'ordre, dans les collectivités d'outre-mer et Nouvelle-Calédonie